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[ 01/03/2008 ]

Petites chroniques d'anticipation

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[ 20/02/2008 ]

Mme Keller, entre Paris et Strasbourg vous faites le grand écart permanent !

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[ 03/02/2008 ]

OGM : la vigilance est de rigueur !

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[ 25/01/2008 ]

Sommes-nous dans la même ville ?

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[ 13/01/2008 ]

OGM et clause de sauvegarde: une première victoire!

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[ 02/01/2008 ]

Zénith ou le très grand paquebot orange !

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[ 26/12/2007 ]

« Strasbourg, Ville Verte, Ouverte et Solidaire » : Dix semaines pour transformer l’essai !

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[ 26/12/2007 ]

A bicyclette : on prend vite un tandem de retard.

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[ 29/11/2007 ]

Le respect, l’eau et les cafards

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[ 18/11/2007 ]

Sept ans de régressions... !

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[ 12/11/2007 ]

Cérémonies du 11 novembre...

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[ 06/11/2007 ]

Souriez…. Vous êtes surveillés !

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[ 25/01/2008 ]

Sommes-nous dans la même ville ?

Lundi 14 janvier, je présente dans le quartier du Neuhof pour la liste "Strasbourg Ville Verte Ouverte et Solidaire" nos priorités dans le domaine du logement. Rendez-vous est pris à l'arrêt de tram "Rodolphe Reuss". C'est à pied que nous emmenons la presse dans le quartier. Immeubles murés, chantiers, routes défoncées... à peine nous nous éloignons de la nouvelle station de tram que la réalité reprend le dessus. Mais c'est en arrivant rue Ingold qu'une autre vérité se présente. Les 15/17 rue Ingold, ce sont une soixantaine de logements. Ils sont presque tous vides car l'immeuble doit être démoli. Mme Haag, qui habite au rez-de-chaussée en est une des dernières locataires. Elle nous interpelle, nous racontant sa situation désépérée. Sa demande de logement est en instance depuis... 3 ans auprès de CUS Habitat. L'immeuble quasi abandonné attire rats et autres cafards. En retraversant l'immeuble nous voici transportés dans un autre monde. Marie-Dominique Dreyssé, conseillère municipale Verte, rencontre Mme Haag dans son appartement. Nous ne parlons plus de "politique du logement" mais tout simplement de dignité, de respect minimal, de considération et d'humain. L'équipe des Verts qui m'a accompagné ainsi que la petite dizaine de journalistes sont quelque peu indignés ; nous ne sommes plus dans la même ville. L'égalité urbaine, le respect de tous les habitants, la prise en compte équitable de tous les quartiers : dès le 17 mars, ils seront au coeur de notre politique écologique pour Strasbourg !

Alain JUND

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le 29/01/2008 à 01h01 Pierre Tryleski a écrit :

Oui, c'est ainsi que ça se passe parfois ! Oui, des gens vivent encore à notre époque, à deux pas de nos portes, dans des conditions indignes. En tant que médecin, il m’arrive d’être appelé à entrer chez des personnes victimes de ces situations, et dont les forces ne sont pas assez grandes pour parvenir à en sortir par elles mêmes. Quand la responsabilité de ces situations vient de dysfonctionnements de structures dites sociales, c’est d’autant plus révoltant. Il serait heureux que les femmes et hommes politiques suivent les pas de Marie Dominique et d’Alain, et prennent le temps d’aller voir sur le terrain, puis dénoncent l’inacceptable. Par contre, il ne faut surtout pas laisser penser qu'il pourrait exister à Strasbourg "une autre ville", voire "un autre monde", habité par des personnes «étranges» qui vivraient dans des conditions «exotiques» ! Nous savons tous qu'une telle conception peut mener à des tentations discriminatoires, paternalistes ou au contraire ségrégationnistes, ce qui serait tout le contraire de l'idéologie de solidarité et de justice sociale des Verts. D’aucun voudraient croire que seuls les «quartiers» périphériques sont victimes de ces indignités. Ce serait finalement pratique, ça permettrait de circonscrire les problèmes, et de déterminer des territoires finalement limités où se déploieraient les « Plans Banlieues », et autres dispositifs spécifiques. Ça permettrait aussi de repérer l’origine des personnes, de déterminer selon leur lieu d’habitation l’essence de leur être, la nature de leurs problèmes, la façon de leur parler et de les aider, leurs besoins et leurs aspirations (Ah ! ! ! les Espaces Verts, Ah ! ! ! les Espaces Jeunes…) bref de construire un culturalisme de la misère, comme on a inventé un culturalisme des étrangers. Ces conceptions sont d’autant plus dangereuses que ces « cités » dans la cité concentrent de nombreuses personnes immigrées, simplement en raison de la faiblesse de leur position sociale et de la modestie de leurs revenus, ce qui rend très tentant le glissement de la représentation de «quartiers de misère» à celle de «cités d’étrangers». A partir de là, les exclusions se mettent en place au sein d’un même quartier, les « hors cité » se trouvant confrontés à « ceux des quartiers », se préjugeant étrangers les uns aux autres, tellement convaincus de leurs différences radicales qu’ils ne peuvent plus même envisager de se comprendre, tels des chinois face à des esquimaux (qui doivent être pour moi la quintessence de l’étranger ;=) ). La réalité, c’est que chaque quartier de Strasbourg présente une forte diversité de situations, et que j’ai pu bien sûr voir la misère dans les banlieues, où elle est parfois banale à force de multiplicité, mais aussi dans les beaux quartiers où elle est bien mieux cachée. Et sachez, mais ne le répétez pas, car cela fait mal à notre nostalgie paysanne, que c’est à la campagne, dans les villages reculés de notre belle Alsace, que j’ai vu certaines des plus désespérantes conditions de vie. Mais la vie c’est la vie. Si les infirmiers à domicile, les médecins de garde, les assistants sociaux, les puéricultrices de secteur, les aides à domicile, les éducateurs, tous ces gens qui du fait de leur métier sont amenés à entrer au domicile des habitants de Strasbourg, si tous ceux là se mettaient ensemble à raconter – ils ne peuvent pas, ils sont pour la plupart tenus au secret – vous n’en croiriez pas vos oreilles. La Ville, qui, pour protéger les biens, s’est dotée de grands yeux par le biais de la vidéo-surveillance, ferait bien de se doter de grandes oreilles qui lui permettraient d’entendre les plaintes et les souffrances de tant de ses habitants. Ces oreilles existent, il s’agit de ce qu’on appelle des « observatoires ». Ces dispositifs seraient à l’écoute sélective et volontaire des situations difficiles, afin de les repérer, pour en comprendre les raisons et parvenir à y remédier au delà des solutions individuelles du cas par cas. J'entends dans l'intervention d'Alain JUND la volonté de réaffirmer que la Ville de Strasbourg est UNE, et doit de ce fait prendre en compte l'ensemble des situations qui la composent. Il est à mon sens indispensable que les politiques qui se mèneront dans notre ville intègrent l’ensemble des situations rencontrées, et traitent de façon transversale les différents problèmes : permettre qu’un habitant de Strasbourg retrouve sa dignité, où qu’il soit, quel qu’il soit, c’est restaurer la dignité de l’ensemble de la commune. Pierre Tryleski


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